Jean-Pierre Masseret rencontre à Nancy les jeunes de gauche… et moi !

Grande fut ma surprise quand mercredi soir, je vis un tract annonçant la visite de Jean-Pierre MASSERET, président socialiste de la Région Lorraine à Nancy au café Jean Lamour pour une rencontre avec les jeunes, avec la présence notable pour moi de Paola ZANETTI, conseillère municipale de Créhange (ma commune) et conseillère régionale PS. Mon principe est simple, pour dire que l’on est pas d’accord avec quelqu’un, encore faut-il l’écouter. Je me suis donc rendu à cette réunion publique afin d’écouter, d’observer et éventuellement de poser une question ou l’autre… Vu que je n’étais pas présent pour « déranger », je n’ai pas caché que j’étais membre de l’UMP-PCD. Je crois que cela aurait été vain de toute façon, Paola me connait. Ma surprise fut surtout d’être reconnu par un responsable MJS qui connaissait même mon nom (serait ce un début de célébrité??)…

Ma démarche n’était pas politico-politicienne, mais simplement de la curiosité démocratique. Après, cela ne m’empêche pas d’en faire un petit compte-rendu même si ce sera très bref, et que je tâcherais d’être le plus objectif possible. Je suis un blogueur engagé c’est vrai, mais je ne vais pas non plus arranger les choses. Je dirais simplement les choses comme je les ai perçus.

Le style

Ambiance conviviale, tout le monde se salue au début de la réunion. Jean-Pierre MASSERET arrive et je le salue très simplement, sans me présenter, ce sera chose faite plus tard par les personnes présentes.

Comment fonctionne la réunion ? Un animateur « anime » (ouahhhh incroyable) et se charge de lancer les débats. Les personnes présentes peuvent réagir ou poser des questions, et le candidat répond personnellement ou parfois, ce sont les colistiers. Style donc très simple, cordial. Pratiquement tout le monde se tutoie.

J’avais une question en tête mais pour ne pas provoquer, j’ai attendu la fin de la réunion pour la poser à monsieur MASSERET.

Le fonds

Ce ne sera pas faute d’objectivité mais j’ai trouvé que souvent, comme tout bon politicien, les réponses étaient vagues, à coté. Quels sujets ont été évoqué ? Voici une liste très brève :

  • Un numéro vert au CR pour les jeunes dans le but d’informer les jeunes en particulier quand ils sont en difficulté.
  • Un contrat d’accompagnement de ces mêmes jeunes du collège au monde professionnel.
  • La carte Multipass : un intervenant a soulevé que certains utilisaient la carte pour obtenir des réductions au cinéma pour des films qui ne rentrent pas forcément dans une vision culturelle (c’est sur que le dernier James Bond, c’est sympa, mais c’est pas vraiment de la Culture avec un grand C…).
  • L’accès à la culture et l’importance de l’Histoire
  • Taxation des entreprises (Total, Mittal…) et banques
  • La « gratuité progressive des TER » notamment pour les étudiants
  • La suppression de la taxe professionnelle
  • etc…

Bon c’est juste une liste. Je n’entrerais pas dans le détail pour tout mais je vais revenir sur quelques points qui m’intéressent.

Ma voisine de table est intervenue pour dire des choses très vraies en ce qui concerne l’accès à la culture, que ceux qui s’y intéressent sont classés « intello » (et ce n’est pas un compliment…). En gros, il faudrait faciliter l’accès à la culture pour tous y compris dans les territoires éloignés des villes. Là, je suis d’accord et pas d’accord. Oui, il faut que la culture soit accessible à tous. Non, elle n’est pas inacessible. Il faut arrêter un peu. Je ne dirais qu’une seule chose : la gratuité des musées pour les étudiants (réforme de Nicolas SARKOZY) est déjà un élément favorable à l’accès de la culture ! Et non, il n’y a pas que les grandes villes comme Nancy ou Metz où l’on trouve un accès à la culture. C’est terriblement réducteur.

J’ai eu une impression tout le long de la réunion mais je peux le comprendre, on est dans une campagne électorale, la gauche contre la droite, cette dernière a le pouvoir au niveau de l’Etat donc on critique. Après, j’ai trouvé que c’était un peu exagéré, on pourrait résumer la chose d’une simple façon : quand ça va bien, c’est la région ; quand ça va mal, c’est l’Etat qui n’assume son rôle. Ce n’est pas ma vision.

J’ai aussi entendu un moment le fameux discours qu’il faut taxer ceux qui gagnent plus. Cela n’a jamais été ma vision. Pourquoi celui qui réussi doit forcément se faire prendre une part importante de ce qu’il gagne ? Où se trouve le mérite de la réussite sociale alors ? Oui à la solidarité, mais non au syndrome de Robin des Bois où l’on considérerait que voler aux riches pour donner aux pauvres serait faire oeuvre de justice. Non. Ce n’est pas ma vision. Ce n’est pas une affaire de somme mais de principe, comment justifier moralement que l’on taxe à hauteur de 50 % ceux que l’on appelle « les riches » ? 50 % ! Vous vous rendez compte ? Un jour sur deux, vous travaillez pour l’Etat ! Non, je ne peux pas accepter cela.

Vous l’aurez remarqué, j’en profite pour m’exprimer personnellement… Je trouve que je suis déjà long donc je ne vais pas trop en rajouter.

Je tiens à dire que je n’ai pas été mal accueillis même si je pense que ma présence était gênante. Je n’ai rien dit, je me suis montré le plus respectueux possible, on l’a été également avec moi.

A la fin je suis quand même allé parlé au candidat MASSERET afin de lui faire ma remarque parce qu’il y avait quand même quelque chose que je n’ai pas compris. Sur le tract, il était écrit « gratuité progressive du TER pour les lycéens, les apprentis, les étudiants ». Alors comment se fait ce que les prix ont augmenté récemment ? La vice présidente du CR étant présente, elle a confirmé que c’est le conseil régional qui avait opéré cette augmentation même si elle était minime. Je suis d’accord, cela représentait un peu plus d’un euro sur l’abonnement, mais cela n’en est pas moins contradictoire. Et là, la réponse est tombée : le candidat ne croit pas ce qu’il y a pourtant écrit sur son tract, il l’a dit lui même. La gratuité ? « Je n’y crois pas ». C’est très simple, cela montre quelque chose qui existe chez beaucoup de politiques de droite comme de gauche : on fait des promesses, mais on n’y croit pas. Je comprend qu’il existe des déçus de la politique…

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2 réflexions sur “Jean-Pierre Masseret rencontre à Nancy les jeunes de gauche… et moi !

  1. WM

    oui c’est vrai qu’à entendre laulau tout ce qui va mal c’est la faute d ela région et tout ce qui va bien ? ben rien de va bien donc comme ca c’est clair et c’est tout la faute à masseret hahahahaha

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  2. Jonathan Leidner

    Dites moi juste pour savoir, cette familiarité dans la façon de nommer Laurent Hénart est elle nécessaire ? Je trouve que c’est un manque de respect total.

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