Fonctions électives : Faut-il être jeune pour répondre aux attentes de la jeunesse ?

Pourquoi cet article ? Pour 2 raisons, d’une part je veux réagir à propos de la candidature de Maxime VERNER, 21 ans, à la Présidence de la République mais aussi parce que moi-même, je suis un « jeune » en politique.

Tout d’abord, et après avoir fait un saut sur son blog, je tiens à dire que je suis impressionné par ce jeune homme qui n’hésite pas à se mouiller en politique, il ne fait pas juste militer et débattre pour ses idées mais montent des projets, forme une équipe et se lance dans la course électorale comme en 2008 aux élections municipales et cantonales.

Moi-même, âgé alors de 18 ans, je n’ai pas hésité à envoyer un courrier en 2007 au Maire de ma commune de Créhange, François LAVERGNE, pour lui exprimer mon souhait de participer à ses côtés à la campagne municipale de 2008 et d’être au conseil. Il m’a fait le grand honneur de m’intégrer à sa liste même si ma position était inéligible et j’en suis très flatté, c’était une expérience unique et très forte. J’aspire un jour à mener moi-même une liste aux élections municipales, et ce sera pour gagner.

Désormais licencié en droit, j’aspire à avoir une maitrise l’année prochaine (bac + 4) et a passé des concours afin d’entrer rapidement dans le monde professionnel car ce sera une étape importante à mon sens dans ma préparation.

Mais pour en revenir à la question principale de cet article, qui est de savoir si « il faut être jeune pour répondre aux attentes de la jeunesse? », je crois qu’il ne faut pas se méprendre, l’âge ne doit être ni une barrière ni une excuse. A force de côtoyer la jeunesse en politique, je constate que justement, la jeunesse est capable de répondre aux attentes de tous, moi-même j’aspire à répondre à celles de tous sans distinction d’âge, c’est fondamental. Si on veut être élu, il faut être capable de répondre aux aspirations de toute la population, de 7 à 77 ans comme le dit l’expression courante. Il ne suffit pas d’être jeune pour répondre aux attentes de la jeunesse tout simplement parce que les attentes ne résultent pas forcément d’une question d’âge, bien au contraire. Il existe des disparités intellectuelles, sociales, culturelles, y compris dans la frange « jeune » de la population. Je le constate de plus en plus notamment dans mon activité politique où je rencontre des jeunes engagés que ce soit à gauche ou à droite, nous avons tous des aspirations différentes, que ce soit en matière d’éthique, d’économie, de travail, du rôle de l’Etat etc…

D’ailleurs, je trouve assez ridicule qu’on dise que les jeunes doivent s’occuper des problèmes de la jeunesse, c’est une façon de les cantonner, de les mettre tout de même à l’écart de l’essentiel. Au contraire, il faut encourager les jeunes à s’engager et c’est pourquoi j’appelle nos élus déjà en place à soutenir de plus en plus la jeunesse, il ne faut pas oublier que personne n’est éternelle et que si l’on veut des hommes et des femmes politiques demain, il faut ne pas hésiter à les préparer pour que justement, même en restant relativement jeune, ils aient déjà de l’expérience ! C’est absolument essentiel.

Pensons à l’avenir et donnons sa chance à la jeunesse.

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